Tree of life

Tree of life

Plus je vis et plus cette bande annonce résonne dans ma tête. Elle a de quoi car, objectivement, elle est magnifiquement filmée par Terrence Malick sur le splendide poème symphonique Vltava (en allemand, La Moldau) arrangé par Alexandre Desplat. Les avis sur le film sont très contrastés et cela peut faire perdre de vue les messages intéressants qui ont été mis à notre portée. Si vous ne l'avez pas encore vue, je vous laisse découvrir cette petite merveille de bande annonce :

La voie de la nature

"Faut se battre pour réussir"

 

"Je voulais te rendre plus fort, que tu deviennes un chef"

La voie de la nature est la nécessité de survivre coûte que coûte. Dans cette voie, "l'autre" est dangereux et il est nécessaire de le dominer, le séduire, le repousser ou le fuir... C'est l'héritage des mémoires de tous nos ancêtres depuis l'origine des temps. Compte tenu des conditions extrêmes (inimaginables) dans lesquelles ils ont dû survivre, il est évident que nos 99,999999 % d'animalité s'expriment chez nous avec hostilité ou méfiance envers les autres. Les autres incluent votre conjoint, votre père, votre mère, votre chef, votre enfant, vos amis, les forces de l'ordre, les délinquants, les prêtres, vos voisins, les étrangers, tous les autres animaux, etc. L'autre peut aussi être la nature, sur qui nous tentons chaque jour un peu plus d'étendre notre domination. 

 

Nous sommes tous profondément marqués par ces mémoires engendrant des réflexes archaïques. Notre biologie, nos comportements, nos caractères sont très majoritairement dominés par la voie de la nature. La voie qui est contre, sur ou aux dépends des autres.

La voie de la grâce

"Sans amour, la vie passe comme un éclair"

 

"Un jour, on s'écroulera en larmes et on comprendra toutes ces choses"

 

L'homme est aussi un "être humain" doué de conscience et capable de s'élever au-dessus de son animalité. Ce sujet a toujours animé les débats philosophiques, spirituels et même scientifiques depuis des milliers d'années.

 

Le constat est que l'homme peut être contemplatif, admiratif, doué de raison, aimant, compatissant, généreux, gracieux, harmonieux. Pour le coup, notre instinct animal ne s'y trompe pas et se relâche sans que notre intellect intervienne. Cela se passe dans le non verbal. De tels attracteurs nous détendent enfin.  Ce qui diminue immédiatement les peurs et le niveau de stress. Comme si toute notre "nature" avait cherché ça depuis une éternité, pour se reposer enfin.

 

Dans cet espace, l'autre n'est pas un ennemi mais un partenaire. C'est la voie qui est "pour" et "avec". C'est la marque des personnages comme Gandhi et Mandela qui, par la non violence, ont réussi a déplacer des montagnes.

L'éternel choix

L'arbre de vie, ci-dessus, nous montre que le monde du vivant est en fait une très grande famille provenant d'une même origine. La voie de la nature vous dit que vous êtes seul contre tous. L'arbre de vie vous dit que vous faîtes partie d'un tout. A vous de vous rappeler, à chaque seconde de votre vie, que la forêt cache l'arbre de vie.

 

Si la voie de la nature est horizontale, la voie de la grâce est verticale. La voie de la nature détériore la situation, la voie de la grâce l'améliore. La voie de la nature est basée sur la peur de mourir, la voie de la grâce est alignée sur la joie de vivre. L'une génère du stress, l'autre est sérénité. Le contraste est aussi frappant que la différence entre l'ombre et la lumière.

 

La lumière a besoin de porteurs. Il nous appartient de choisir ce que nous voulons voir arriver dans nos vies et dans notre monde. L'homme, s'il est en train de muter matériellement et technologiquement se doit d'évoluer aussi humainement. Sinon ce serait comme laisser un singe farceur dans la salle de commande avec le bouton rouge clignotant de l'arme nucléaire.

"Il y a deux voies dans la vie : celle de la nature et celle de la grâce. A chacun de choisir"

John-Alexandre

Écrire commentaire

Commentaires: 1
  • #1

    Roberta (mercredi, 12 juillet 2017 17:06)

    Merci pour ce nouveau partage ! J’aime penser que la grâce soit dans la nature de l’Homme (puisque au fond il a besoin de ça) une fois dépassé ses peurs et l’état instinctif de proie et prédateur.