Le plus beau des combats

Prise de conscience

J’ai 39 ans. Et depuis tout petit, je n’entends parler que de crise économique, crise sociale, crise financière. Je n’ai connu que ça de mon vivant. Lorsque j’allume la télévision, force est de constater que la situation est loin de s’être améliorée. Cette appréhension de « demain » génère une peur maintenant... qui nous pourrit littéralement la vie ! Je ne sais pas pour vous, mais personnellement j'en ai plus qu'assez.

La peur

La peur, si elle est un formidable avertisseur de danger, est également notre pire cauchemar. Voici une liste non exhaustive de ses caractéristiques :

  1. La peur est mère de stress. Le stress trop intense ou trop prolongé peut générer une palette de conséquences allant du simple mal-être, aux angoisses, aux burn-outs, aux maladies physiques et même à la mort.
  2. La peur génère la peur. Plus vous êtes affaibli, plus les dangers vous paraissent insurmontables, plus votre cerveau génère du stress. C'est la spirale infernale.
  3. La peur est mère de négativité. Elle agit comme des lunettes noires qui ternissent les couleurs du monde.
  4. Là où il y a la peur, il n'y a pas d'amour. Les deux ne peuvent cohabiter. Elle vous coupe de personnes positives ou vous accroche aux personnes négatives.
  5. La peur et sa fille "négativité" sont contagieuses. Elles se transmettent plus facilement encore que tous les virus rencontrés jusqu'à aujourd'hui. La spirale infernale est aussi collective.

En résumé, c'est une chose qui vient de l'extérieur, qui se propage en nous et qui nous affaiblit. C'est quelque chose qui contamine les autres très facilement. Quand on voit l'actualité du monde, on constate qu'elle est partout...

Définitions

  • VIRUS : Agent infectieux très petit, qui possède un seul type d'acide nucléique, A.D.N. ou A.R.N., et qui ne peut se reproduire qu'en parasitant une cellule
  • EPIDEMIE : Développement et propagation rapide d'une maladie contagieuse, le plus souvent d'origine infectieuse, dans une population.
  • PANDEMIE Épidémie étendue à toute la population d'un continent, voire au monde entier.

En relisant ces définitions, j'affirme que peur et la négativité sont des virus et que le cap de l'épidémie est bien franchi. Nous avons affaire à une pandémie redoutable.

Propagation

Ce virus se transmet par les relations humaines, qu'elles soient réelles ou virtuelles. En effet, que ce soit par votre collègue lors de la pause café ou par le présentateur du journal télé de 20h, une mauvaise nouvelle pourra vous atteindre. Si elle vous atteint, il y a de grandes chances que vous en parliez autour de vous (exemple : qui n'a pas parlé du 11 septembre ?). Les moyens de communication, via la télévision, les journaux papier, internet, les applications et réseaux sociaux, décuplent le potentiel de transport de la peur. Un cas isolé et donc insignifiant statistiquement peut faire peur à la planète entière en moins de 24 heures.

 

J'insiste sur cette notion très importante : Un fait divers très négatif concernant une seule personne, peut contaminer des milliards d'humains en très peu de temps...

 

Toute cette peur, ce stress, cette négativité affaiblissent l'ensemble de l'humanité.

Conséquences des épidémies

Exemple de conséquences du Virus Ebola :

 

L'analyse de la Banque mondiale souligne que si l’épidémie est contenue d’ici la fin de l’année 2014, l’impact économique en Afrique de l’Ouest y compris en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone pourrait être atténué et les économies de la région redémarrer et se rétablir rapidement. Si la crise devait persister en 2015, la croissance plus faible pourrait coûter 32,6 milliards de dollars à la région en 2014 et 2015 augmentant ainsi l’incidence de la pauvreté.

Sur cet exemple, nous ne parlons que d'une région du monde. Si on poursuit le parallèle jusqu'au bout, si le PIB mondial est de 73 434 milliards de dollars, combien coûtent peur, négativité et stress dans le monde entier ? Combien coûtent les conséquences que sont les guerres, les maladies, les destructions, le chômage, la pauvreté, la pollution, etc. ? Quel est le montant du PIB qui aurait pu être créé si la peur n'avait pas freiné créations et innovations ? Si l'argent donne une vision concrète des choses, les coûts cachés sont inestimables. Comment quantifier les traumatismes terrestres et humains qui se transmettront aux générations suivantes ?

 

Peu importe qui tire profit de la propagation d'un tel virus, cela n'est possible que par notre inconscience collective. Rien de tout cela ne se ferait si la conscience et la responsabilisation étaient plus élevée.

Préconisations

Si la peur est un virus, alors je me suis amusé à regarder ce que certains organismes officiels préconisent. Voici les recommandations de la banque mondiale, face au virus Ebola :

  1. Aux gouvernements et aux partenaires internationaux de jeter les bases de politiques qui pourront contenir l’épidémie et lever les craintes des agents économiques
  2. D’accroître les appuis financiers extérieurs pour que les gouvernements puissent continuer de fonctionner avant le retour de la croissance économique
  3. De rétablir la confiance pour que les investissements domestiques et internationaux reviennent dès que l’épidémie sera contenue
  4. D’investir dans des systèmes de santé efficaces et résilients – y compris dans la surveillance épidémiologique – après que l’épidémie d’Ebola ait été contenue

Il est épatant de voir à quel point ces mesures sont intelligentes et sont applicables au virus le plus répandu de notre monde : la peur. Chacun de ces 4 points est à appliquer au plus vite. Seulement, pour que ces mesures s'appliquent, il convient que nos décideurs prennent conscience de la situation.

 

En attendant, je préconise à chacun d'entre nous d'être un agent positif et donc de cesser d'être un relais de peur et négativité. Dans ses interventions, Laurent Cordaillat en parle largement et je suis totalement aligné avec lui. C'est avant tout une notion de respect de soi car, en se respectant réellement, accepterions nous de nous laisser polluer de la sorte ?

Action

Attendre que nos dirigeants prennent conscience ? Attendre que "les autres" agissent ? C'est le meilleur moyen de ne rien faire. C'est un sujet pour l'humanité et notre planète, c'est donc notre sujet à tous. C'est avant tout une prise de responsabilité individuelle.

C'est se rendre compte de notre part de responsabilité dans notre environnement. C'est placer sa conscience sur chacun de nos actes. A chaque prise de parole, chaque action, chaque inaction et chaque attitude se dire : est-ce que je me fais relais d'un monde meilleur ? Est-ce que je fais du bien à l'humanité et la terre en agissant de la sorte ? C'est aussi briser les chaines des attitudes négatives.

C'est bien beau de livrer des messages, que puis-je faire moi-même ? Quand je porte ma conscience sur mes attitudes, croyez-moi, je mesure l'ampleur de la tache qui m'incombe. Avoir conscience des choses ne veut pas forcément dire qu'elles sont réglées. Je peux considérablement améliorer mon environnement par des attitudes plus positives encore. A aucun moment je me trouve au dessus de vous. Je suis plus que jamais parmi vous.

 

C'est pourquoi, je m'engage à prendre ma responsabilité personnelle pour incarner les valeurs positives au quotidien. Je m'engage également à faire de mon mieux pour cesser d'être un relais négatif. Oui, je m'engage devant vous à orienter toute mon action professionnelle et personnelle dans ce sens, à savoir :

  1. Incarner les valeurs positives dans mon quotidien et dans mon environnement
  2. Communiquer le plus largement possible afin d'augmenter la prise de conscience des enjeux de notre temps
  3. Accompagner, former et coacher le plus grand nombre de relais positifs afin d'atteindre la masse critique qui fera basculer la réalité.
  4. Diffuser des outils et conseils efficaces pour relever ce défi

Compte tenu du contexte, vouloir marcher dans le sens inverse du troupeau est un véritable défi. Aller en sens inverse des automatismes qui nous ont été enseignés depuis l'enfance est très exigeant. Pour aligner ma pratique avec mon défi, j'ai crée une séance avec les fondamentaux MKB® qui permet de faire le premier pas : "Wake up !"

Heureusement, beaucoup de personnes suivent consciemment ou pas cette voie. Il en existe de plus en plus sur terre. Des personnes comme Tony Robbins, Don Miguel Ruiz, Philippe Bertholon ou Laurent Cordaillat en sont des exemples. Il est important de se regrouper entre personnes de bonne volonté. L'union fait la force. Parmi tous les acteurs de ce changement, j'ai rejoint également le Booster Club et collabore avec Privilèges Genève pour agir au sein des entreprises.

Un nouvel espoir

La peur est la plus grande raison des privations de libertés, c'est un des combats les plus répandus dans l'histoire de l'humanité et il est loin d'être fini. Comme pour les grands moments de l'histoire, il mérite tous nos efforts et toutes nos attentions. Laissons un sage nous guider sur ce chemin :

 

Un individu debout et conscient est plus dangereux que 10000 individus endormis et soumis. Gandhi

 

Sur cette citation, nous pouvons bâtir les plus beaux espoirs. Gandhi et bien d'autres nous ont montré la voie. 

 

La vérité est que le changement positif est en cours. Au delà des belles pensées et des beaux messages, ce monde ne se transformera que dans le concret. Nous devons être le changement. Il ne changera pas quand les "autres" changeront. Oui, nous sommes les petites mains de ce grand projet. Cela commence avec la famille, les amis, les collègues, les voisins, etc. Et aussi sûrement que les petits ruisseaux font les grandes rivières, nos messages parviendront aux sommets des pyramides. Nous nourrirons la terre de notre positivité. Oui... notre destin est entre nos mains !

 

John-Alexandre

Écrire commentaire

Commentaires: 4
  • #1

    Arthur (jeudi, 16 mars 2017 16:47)

    Magnifique Ami John, comme d'habitude ! Cette peur nous parasite tellement qu'il nous semble naturel aujourd'hui de l'avoir.... Et pourtant !
    Je me permettrai une citation de George Adair, découverte cette semaine: "Everything you've ever wanted is on the other side of fear". Plus que jamais, il nous faut aller au delà, pour l'avenir de tous !

  • #2

    Carole (jeudi, 16 mars 2017 17:09)

    Merci John-Alexandre de booster nos consciences et d'infuser ce qui est bon pour nous et pour l'humanité...
    Magnifique texte qui donne envie de se dépasser.
    Bises

  • #3

    Véronique (vendredi, 17 mars 2017 15:56)

    Quel beau texte!!!
    La prise de conscience sur les aléas de notre environnement et nos peurs émanent. Merci � de nous éclairer et de nous permettre de semer la graine afin que chacun devienne un tout .. stoppons individualité.
    ��
    Merci Johnalexandre

  • #4

    Sylvie (mercredi, 10 mai 2017)

    Merci John Alexandre pour ce beau message plein d'espoir......Oui nous devons être le changement positif et sourire à la vie. Tu en es un bel exemple.